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Mes lectures


   

Garder le moral, malgré tout

Jean-Marc Le Gall

 Le Monde Economie (mardi 24 Février 2009), chronique "Management"  p. 3 

 

Bien sûr cette chronique, une encore, évoque la crise, mais je vous la recommande !

Elle concerne la gouvernance de nos entreprises pendant cette période, en conséquence le sort et le rôle des hommes du pouvoir.

J’ai relevé les extraits suivants pour vous :

"...la conjoncture actuelle fait en premier lieu courir le risque d’un doute sur la pertinence de la gouvernance de l’entreprise, à la fois de son pilotage et de sa stratégie..."

 

Les salariés ont aujourd’hui besoin de voir renforcé leur degré de confiance dans leurs dirigeants :

  • Leur cohésion et leur sang froid les rassurent;

  • Leur possible division ou leurs hésitations les inquiètent.

"...tout devient sujet à caution aux yeux des salariés, et la perplexité puis la démobilisation peuvent alors l’emporter dans leurs équipes..."

 

Deux défis pour les dirigeants :

  • Communiquer pour rassurer;

  • En même temps qu’esquisser un « récit de sortie de crise » mobilisateur.

"...pour une communication maîtrisée….: tout n’est pas dit, mais tout ce qui est dit est vrai et signifiant..."

  • Pour une communication de proximité… concrète… qui réconforte : entretiens, rencontres, messages sur intranet…. ;

  • Aider les salariés à se projeter dans l’avenir est tout aussi vital;

  •  L’objectif est de reformuler des orientations stratégiques, de confirmer des investissements et surtout d’envisager de nouveaux projets clés;

  • Prévenir ce risque de dégradation du climat social et du niveau d’engagement des salariés nécessite de soigner particulièrement le management, les conditions de travail et la gestion de toutes les ressources humaines.

 

Brooklyn Follies

Paul Aster

Acte Sud - Septembre 2005

J’ai eu envie de vous proposer une fiche de lecture du roman de Paul Auster, Brooklyn Follies, pour le personnage de Nathan Glass. Il m’a touché car il nous offre une belle image du coach que je voulais partager !

Nathan n’a pas particulièrement préparé ses activités de retraité, et il est plutôt indifférent à l’idée de projet.  Toutefois, il entreprend la rédaction d’un recueil des bonnes histoires dont il a été témoin, qu’il intitule « le Livre de la folie humaine ». Cette initiative devient aussi pour lui une tentative de réparation de ses performances de père  pour sa fille mariée, Rachel. En retrouvant par hasard Tom, son neveu, il s’interroge un peu plus sur son passé. Ses rencontres successives lui donnent progressivement des idées sur ses envies et son rôle. Il redécouvre l’amour après un échec conjugal qui lui pèse.

Comment ai-je repéré ses qualités de coach ?

1 – Nathan est systématiquement bienveillant et heureux d’être entouré de jeunes adultes, il ne juge jamais. Ces qualités expliquent certainement son attrait pour ces jeunes.

Il est toujours dans la disparité, ses interventions sont courtes en forme de questions simples et ouvertes pour créer l’espace de parole.

2 – Nathan est exceptionnellement dans le conseil, en particulier avec Tom, son neveu, qui se cherche. Et pourtant, Nathan s’interroge réellement sur les raisons du « gaspillage » des talents culturels de son neveu.

Point technique de coaching : le coach travaille au moins autant sur lui-même que celui qu’il accompagne !

3 – Nathan reprend contact par téléphone avec son ex, Edith, mère de Rachel. Il veut pouvoir joindre à nouveau sa fille.

Les p. 141-142 décrivent un tout autre Nathan, ce qui facilite le repérage du coach par différence !

Il est très ému par les agressions d’Edith, adopte une attitude de justification, n’arrive pas à prendre du recul, puis acculé rompt l’entretien ! Ces passages révèlent toute l’humanité du personnage.

4 – p. 145 – 146 : Nathan nous propose une recette de comportement face à un agresseur jaloux et violent. L’emploi des mêmes mots que ceux de l’agresseur ajouté à une disparité absolue réussissent à contenir le projet de violence, qui se réduit à la destruction du cadeau (un collier) fait par Nathan à son épouse, serveuse dans un restaurant.

5 – p. 151 et s : Harry, libraire et patron de Tom, rêve de fonder l’hôtel « Existence ».

Il est convaincu que son nouveau projet d’escroquerie lui donnera les moyens financiers de son rêve.

Le dialogue avec Nathan est un modèle : Nathan émet des questions simples (une ligne) et Harry se met au travail en développant longuement les données de ce projet avec enthousiasme, surtout lorsque Nathan suggère de l’abandonner !

6 – Comment Nathan offre à Tom de reconnaître son amour pour Honey (p. 241) !

7 – Aurora nièce de Nathan et sœur de Tom, apprend à Nathan (p. 347) sa relation homosexuelle avec Nancy. Aurora veut avoir le jugement de son oncle. Nathan reste coach : « si vous êtes heureuses toutes les deux, tant mieux pour vous ».

8 – Joyce, mère de Nancy, exprime sa colère à Nathan après la découverte de la relation amoureuse de Nancy et Aurora (p. 348 et ss). Nathan propose une liste d’activités (ouvertures) à Joyce pour l’aider à repositionner sa colère. Nathan est amoureux de Joyce !

J’ai donc été sensible aux postures de Nathan et aux résultats qu’il a déclenchés, la confiance en soi.

Ce roman, porteur d’Amour, possède bien d’autres motifs de le rencontrer.

Merci à l’un de nos fIls pour ce beau cadeau de Noël !

 

 

Un coach nommé Jésus

Sophie Soria 

InterEditions  -  Octobre 2005

Vous aurez certainement de nombreux motifs pour ouvrir et consulter cet ouvrage.

Je vous en propose deux :

  • Une curiosité professionnelle : quel est le contenu de la démarche de coaching (p. 8–13) ?

  • Une simple curiosité : comment Jésus, personnage bien connu par ailleurs, peut- il être regardé comme un coach ?

Pour ceux d’entre vous qui pratiquent la lecture de l’Evangile, et pour les autres qui ne pratiquent pas, , ce beau livre vous ouvre des chemins de progrès personnel et professionnel, avec simplicité et garantie de résultats !

 

Ne seriez-vous pas en recherche, vous aussi, d’un levier de transformation personnelle et de réussite professionnelle ?

 

 

Règle de Saint Benoît

Extraits du chapitre 72

Le bon zèle que doivent avoir les moines

  • Ils s’honoreront mutuellement de prévenances ;

  • Ils supporteront entre eux avec la plus grande patience les infirmités physiques et morales ;

  • Ils s’obéiront à l’envi les uns les autres ;

  • Nul ne recherchera ce qu’il juge utile à soi-même mais ce qui l’est pour autrui ;

  • Ils se prodigueront entre frères un amour désintéressé ;

  • Ils craindront Dieu par amour ;

  • Ils aimeront leur abbé d’une charité sincère et humble ;

  • Ils ne préféreront absolument rien au Christ : Qu’il daigne nous conduire tous ensemble à la vie éternelle !

Observations :

  • Le prologue et les 73 chapitres ont été rédigés vers 530, et… la communauté est toujours bien vivante !

  • Cette règle organise la vie d’une communauté fermée.

Question : n’y aurait il pas dans ce chapitre des références de vie collective à reprendre pour nos organisations ouvertes, pour leur pérennité et le mieux vivre de leurs membres ! ?

 

 

L’impatience ou la triple pauvreté

Chronique de Myriam Le Saget

Entreprise & Carrières, n° 940, p 37, 3-9 Février 2009

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Dans ces temps chargés d’incertitudes porteurs d’agitations et de dérives des comportements, les observations de Myriam Le Saget sont bienvenues, une fois de plus !

La culture du « tout pour moi-tout de suite » n’est pas seulement le privilège des ados. Combien de managers de votre connaissance demandent la réalisation instantanée de leurs désirs ?

1 – premier appauvrissement : cet attrait pour l’instantané produit une grande agitation intérieure.
Jusqu’à quel niveau la fébrilité est elle tolérable ?
La tension nerveuse entretenue parce que le travail n’est pas déjà fini, caractérise ce profil de manager.


2 – second appauvrissement : la tension que le manager porte en lui (en elle) crée un mouvement d’inquiétude et de désorganisation.
Les collaborateurs vivent dans l’attente de la dernière exigence, la journée est chaotique, hachée et perturbée par : les émotions et le rythme de travail.

L’impulsion règne en maître et les priorités sont peu visibles.
La confiance s’érode.


3 – troisième appauvrissement : le discernement s’estompe quand l’impatience s’installe.
L’impatient considère qu’il n’est pas question de laisser aller les situations.
Ne confond il pas vitesse et précipitation ?

Le discernement, recul salutaire, qui permet de mieux réfléchir ensemble avant d’agir a-t-il encore une place ?


« Dans la plupart des contes et légendes, le héros impatient et fougueux reçoit une leçon : le sort l’oblige à attendre, à se tempérer et à se transformer.
Savons-nous valoriser la patience et respecter le travail d’autrui, pour donner à nos projets les meilleures chances de succès ? »

lesagetconseil@wanadoo.fr


la coopération en entreprise repose sur la volonté de donner

Norbert Alter

interview in Entreprise & Carrières, n° 982/983, 22 Décembre 2009 -11 Janvier 2010, p 30

 

Je retiens en particulier :

 

"Les élites (dirigeantes) n'ont souvent d'yeux que pour leurs indicateurs de gestion - une sorte d'esthétique de l'organisation

- et s'intéressent peu à la dimension qualitative du travail accompli par leurs salariés."

 

"Contrairement à une opinion couramment admise, je considère que les dirigeants ne malmènent pas leurs salariés pour répondre au principe d'efficacité, mais par incapacité culturelle à coopérer sérieusement avec eux, à reconnaitre leur valeur économique et symbolique. Du coup ces salariés éprouvent un sentiment d'absurdité et de solitude.

Pas étonnant qu'ils se désengagent.....  "

 

 

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